Par ici les résidences de création!
Régulièrement, en fonction de notre programmation, nous accueillons des compagnies en résidence de création sur le plateau du Quatrain. Ces temps de travail leur permettent d’affiner leur spectacle, d’explorer leur mise en scène, leur jeu ou encore leur création lumière, avant de venir à votre rencontre.
Cette semaine, la compagnie NGC 25 et le Collectif Mordu ont été les premières à investir le plateau du Quatrain. Leurs chorégraphes ont accepté de nous parler de ces temps de recherche et de partage, ainsi que de leurs spectacles en cours de création.
La Cie NGC 25 pour le spectacle « Ni plus ni moins », » quelle est est ma place ?
Hervé Maigret , chorégraphe de la cie a accepté de répondre à quelques questions :
Peux-tu nous présenter le spectacle sur lequel vous travaillez actuellement et ce qui vous a donné envie de le créer ?
Cette création nous invite à plonger dans l’univers immersif d’une pièce pluridisciplinaire qui explore la question : « quelle est ma place ? », à travers le prisme de l’adolescence. À cet âge déterminant où se construit l’identité, comment comprendre qui l’on est et trouver sa place parmi les autres ? Sur scène, une danseuse-philosophe et un artiste numérique font dialoguer mouvements, images et pensées pour nous entraîner au cœur de ce questionnement universel.
À chaque représentation, un groupe d’adolescents est invité à rejoindre les deux artistes sur scène et à y prendre sa place, ni plus ni moins. Accompagnés avec sensibilité, ces jeunes participants laissent leurs corps et leurs pensées se déployer, dans un espace où chacun peut explorer sa manière d’être et d’entrer en relation avec les autres.
Depuis plus de vingt ans, nous menons auprès des adolescents un travail de sensibilisation à travers la danse. Cette expérience nourrit aujourd’hui une création qui fait écho à leurs voix, leurs peurs et leurs rêves. Il ne s’agit pas ici d’une action culturelle, mais bel et bien de porter à la scène, dans un travail de création, les questionnements et les élans qui traversent l’adolescence.
Quels ont été les enjeux de votre semaine de résidence au Quatrain ( travail sur le jeu ? mise en scène ? lumières ? son ? … ) ?
Cette semaine pour toute l’équipe réunie est de lancer la création. Après 2 ans de gestation, qui nous ont permis de réaliser le montage du projet, mais aussi de vivre un temps de résidence dans un collège à Renazé en Mayenne pour nous confronter à la thématique, nous commençons enfin notre première résidence.
Le temps de travail nous permet de trouver la scénographie, de chercher l’articulation entre la création lumière , l’art numérique , la composition des musiques , les textes et la danse.
Qu’est-ce que cette résidence au Quatrain vous apporte dans le processus de création ?
Elle permet surtout d’éprouver un 1er synopsis qui va nous permettre ensuite de donner des consignes claires aux adolescents qui vont intégrer le projet. L’épreuve de la scène nous permet aussi de travailler l’interaction de la danse avec la vidéo , le dispositif scénique étant immersif et interactif. Une vraie résidence de recherche ou chacun « trouve sa place » entre éclairagiste , artiste numérique, danseuse/philosophe et compositeur.



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Crédit photo du spectacle : Stephane Gouret
Le Collectif Mordu pour le spectacle Kramazü
Par Adèle Chouret, chorégraphe :

Notre spectacle s’appelle Le Kramazü. C’est une création qui s’adresse aux tout-petits dès 3 ans, comme aux grands enfants aux cheveux blancs.
Né de l’envie d’explorer la richesse de nos différences, ce spectacle nous invite à la rencontre d’un être singulier : le Kramazü. Lui, il s’exprime autrement, à travers des sons, des notes, des bruits… Tout un langage à écouter, à découvrir et à ressentir.
Au fil du spectacle, la curiosité prend le pas sur l’inconnu. Peu à peu, une relation se tisse, les repères se déplacent et ce qui nous semblait étrange devient une nouvelle façon d’entrer en relation avec le monde et avec l’autre.
Cette semaine de résidence nous a permis de renforcer le travail autours du jeu des différentes facettes du spectacle – danse, musique et conte – et de donner plus de fluidité au spectacle dans son ensemble.
C’était un peu le point « final » qui nous manquait ! Même si dans le spectacle vivant, rien n’est jamais figé…
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